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Vous êtes 40% de citadins à vouloir faire un retour chez dame nature !
 
Tu décides enfin de t’installer à la campagne
 
Vous venez vous installer à la campagne pour profiter de la nature, du bon air frais, des oiseaux qui chantent…Puis vous vien l’idée soudain de vous plaindre du chant des coqs, du carillon du clocher, des arbres majestueux voire centenaires...
Vous, citadins, vous voulez échapper aux nuisances de la ville, telles que le bruit, la pollution, le stress, et bien entendu, le manque de « verdure ».
  
Ah toi citadin, qui vis parmi les nuisances sonores de nos chères villes. Tu te laisses bercer par le brouhaha de la circulation routière, des klaxons incessants.
Tu écoutes comme fond musical les sirènes des pompiers et policiers mais également le bruit des marteaux piqueurs qui comme les piverts, martèlent le bitume pour les nouvelles constructions. 
Toi qui, entassé dans des appartements, entend toute la vie privée de tes voisins  comme si tu faisais partie de leur famille.
Tu décides enfin de t’installer à la campagne pour la plénitude des lieux.
 
Et pourtant à la campagne, tu te plains
 
De nouvelles nuisances sonores apparaissent dans ton nouvel environnement.
Et là le drame, tu oses porter plainte contre ton voisin qui a une basse-cour dont le coq te réveille aux aurores, au fermier du coin pour le son des cloches autour du cou des bovins ou leur beuglement. Tu oses même, t’en prendre à l’église à cause du carillon du clocher, qui toutes les heures, retentit.
  
Parlons aussi des odeurs et de la pollution. Toi en ville qui respire le bon air des particules fines dues aux moteurs des voitures, du chauffage des résidences, des industries. Quel cocktail formidable que ce mélange de monoxyde de carbone et d’oxydes d’azote et de souffre. Bonne ivresse !
Et pourtant à la campagne, tu te plains des odeurs de l’étable, des tas de fumier. Tu portes plainte contre les odeurs que génère l’aire de stockage du fumier et des fosses à purin. On est même arrivé à l’absurdité de créer un jury de nez bénévoles qui ont pour tâche de reconnaitre de manière précise l’origine des odeurs. Vive les référents olfactifs !
 Tu en oublies l’odeur de la paille ou foin fauché au petit matin quand le soleil se lève. La rosée du matin qui libère des odeurs éphémères.
 
Détruire cet arbre, c’est te détruire
 
 
Pour finir parlons du peu de verdure que tu rencontres, toi, en ville. Le bitume a remplacé ces êtres qui nous donnent la vie! Vie que toi tu ne connais plus…Et finalement, à la campagne, tu te plains d’un arbre centenaire avec qui tu cohabites. Tu te plains des feuilles mortes qui tombent devant chez toi, des oiseaux qui nichent et qui font leurs excréments… Tu finis par porter plainte pour l’abattre. Quelle audace ! Détruire cet arbre, c’est te détruire. Tu es venu chercher cette nature et c’est elle que tu détruis. Assez de construction, vous détruisez notre campagne !
 
Ah citadins, vous qui voulez fuir les villes pour soi-disant vous installer à la campagne. Elle vous manque. Dès votre arrivée vous vous comporter et voulez vivre comme à la ville. Vous êtes trop dépendants des commodités de la ville. Et vous pensez venir en conquérants pour modifier nos vies campagnardes !
Au bout du compte, l’HOMME avec un grand H n’est plus ce qu’il était autrefois, il se plaint d’un rien, qui malgré tout, lui donne la vie, le bonheur et lui raconte son histoire.
 
 le 05/03/2019