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Dans le Paris du XIXe siècle, une famille de bourgeois vivait dans une grande ville. C’était un couple ainsi que leur fille, Alice DELACOUR. Monsieur et Madame DELACOUR étaient des catholiques très croyants, traditionnels, pour qui la famille est primordiale. Cela n’empêchait pas Alice d’avoir son caractère bien tranché : elle n’était pas toujours d’accord avec ses parents et le faisait savoir. La demoiselle allait sur ses 18 ans et ses parents avaient pour projet de la marier, ce qui lui déplaisait fortement. Le printemps approchait et son anniversaire aussi. Alors que la mère préparait une splendide fête, le père, de son côté, cherchait un prétendant.
Le soir des 18 ans, la famille se réunit dans le salon, d’un côté les DELACOUR et de l’autre M. HAUTAIN, le prétendant. Monsieur DELACOUR présenta le futur mari : c’était un homme d’une quarantaine d’années, habillé d’un costume, cheveux plaqués en arrière et moustache bien taillée. Un air de supériorité et d’égoïsme se lisait sur son visage, c’est pour cela qu’il tendit sa main attendant que la jeune fille lui fasse un baisemain. Alice, étonnée, dévisagea l’homme et tourna brusquement la tête comme pour dire : « Même pas en rêve ! ». M. HAUTAIN s’impatientait et proclama enfin : « Voilà une enfant fort mal éduquée ! ». La mère poussa un cri étouffé tandis qu’Alice s’empressa de répondre : « Comment osez-vous juger ! Regardez-vous, vous n’êtes qu’un vulgaire personnage né avec une cuillère en argent dans la bouche ! Vous n’avez pas levé le petit doigt pour vous retrouver dans cette situation. Je vous déteste !!! ». Abasourdi par ces propos si décalés, le père intervint : « Ça suffit, c’est le caprice de trop, monte dans ta chambre et tu n’en sortiras que le jour du mariage ! Quant à vous, M. HAUTAIN, je vous prie de m’excuser de son comportement inadmissible. Le mariage tient toujours, si vous l’acceptez.
-      « Je jure que je préfère mourir que me marier à un être aussi répugnant !!! » hurla Alice en montant à sa chambre et en claquant sa porte.
Gênée, Madame DELACOUR raccompagna leur invité.
Le soir venu, le père tenait à s’expliquer avec sa fille :
-      « Tu resteras dans ta chambre jusqu’au matin, lorsque les cloches sonneront 7 heures. Demain nous te marierons. »
-      Jamais ! » dit Alice voyant son père sortir.
Elle chuchota ensuite : « Jamais je ne romprai ma promesse. ». Toute la nuit, la jeune fille chercha un moyen de tenir sa promesse. Elle aperçut l’écharpe que sa mère lui avait offerte à l’occasion de ses 18 ans. Elle trouva enfin repos à conscience.
Au petit matin, la mère vint chercher sa fille et ouvrant la porte, poussa un cri d’effroi. Le père accourut. Le sang se glaça dans leurs veines. Devant l’effroyable spectacle, des larmes coulèrent sur leurs joues. Alice était au centre de la pièce, pendue au lustre avec l’écharpe de soie. Morte de la veille. Les parents s’en voulurent toute leur vie.
FIN
Morale de l’histoire :
Il faut savoir être à l’écoute de ses proches, ne pas être obstiné ; ne pas les contraindre ni les obliger au risque de les perdre.