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En France, un viol a lieu toutes les 5 minutes dont 60% sur des mineurs. Qu’est-ce qui empêche de faire bouger les choses ?



Les mouvements #balancetonporc et #metoo font réagir, mais quand feront-ils agir !



 



Des mœurs difficiles à chambouler



   Pendant de nombreux siècles, la femme a toujours alterné entre le statut de femme à tout faire et de femme objet. Et malgré un certain changement de mentalité ayant débuté au milieu du XXème siècle, le schéma machiste de la femme au foyer dépendante de son mari est dur à faire oublier à quelques misogynes endurcis !



De même, un grand nombre de personnes et surtout de jeunes femmes souvent déjà fragiles, s’identifient à l’image de la femme propagée sur les réseaux sociaux, où seul le physique compte et où la règle du « sois belle et tais-toi » a une place prépondérante.



 



Un des plus grands tabous de la société prétendue moderne



Et quand on y pense, où sont-elles ces 1 femme sur 2 ayant subi une agression sexuelle ? La majorité d’entre elles se taisent ! Pourquoi ?



Parce que c’est tabou ! Et pour cause, seule 1 victime sur 5 porte plainte contre ces monstrueux criminels. Un chiffre qui en dit long sur la honte et la culpabilité qui pèsent sur ces femmes. Ce n’est pourtant pas à elles d’avoir cette si lourde honte ! Et de plus, dans les faits 80% des agresseurs sont des amis, de la famille ou le conjoint. N’est-ce pas une merveilleuse représentation de la famille !  Sans parler des agressions au travail où certaines victimes sont obligées de se taire pour ne pas perdre leur emploi ! Et oui le chantage est un moyen tellement courageux d’arriver à ses fins !



Et malheureusement, les raisons de ce silence sont encore nombreuses…



 



La loi ? Où ça ?



La loi, ce à quoi la victime, si elle a malgré tout eu le courage d’en parler, sera confrontée. Et de ce côté-là, elles ne sont pas vraiment aidées non plus. Ayant été témoin de ce processus, on se rend compte immédiatement que déposer une plainte ne peut être qu’une des choses les plus insoutenables à faire. Le soutien aux victimes est quasi inexistant, contrairement à l’omniprésence de questions des plus culpabilisantes rythmant l’audition, telles que « Comment étiez-vous habillée ? » ou « Pourquoi ne vous-êtes-vous pas plus débattue ? »



De même, les plaintes n’aboutissent que très rarement, souvent par faute de preuves, à cause de l’impossibilité d’identifier l’agresseur ou de la prescription des faits. Et pour finir, la durée des peines est tellement dérisoire au vu des conséquences d’une telle barbarie, que ça vire presque au soutien à l’agresseur…



Pour que les choses avancent, il faut déjà combattre le silence !



(Illustration satirique du mouvement #balancetonporc, Djy, 2017)